Tenir bon, pour qui, pourquoi ?
On se lève. On se prépare pour la journée, le sourire, le café, le premier mail auquel il faut répondre vite. On tient. Et on tient si bien que personne, autour, ne se doute de rien.
Débordée. Ce mot revient souvent. Débordée par le travail, par les mails, par les autres, par tout ce qu’il faut faire et qu’on n’a pas vraiment choisi. Alors on tient les apparences. Mais tenir les apparences, ça a un prix.
Ça commence discrètement. Une mâchoire tendue, Une respiration qui reste haute, dans la poitrine, comme si elle n’osait pas descendre. Des nuits qui n’en sont plus vraiment — on s’endort épuisée, on se réveille déjà fatiguée. Et cette petite phrase, qu’on se répète en boucle sans même s’en rendre compte : “ça va, je gère.”
On gère, oui. Jusqu’au jour où gérer devient un travail à plein temps — plus épuisant que tout le reste. Et ce qu’on tient à bout de bras, ce n’est plus seulement une journée compliquée.
C’est soi-même.
Ne rien laisser paraître, garder « la face »
Camille* arrive toujours à l’heure, toujours souriante. “Ça va, ça va”, dit-elle en s’asseyant, presque avant qu’on lui demande. C’est sa phrase d’entrée, comme un rideau qu’on tire avant même d’avoir allumé la lumière.
Un jour, je lui demande simplement : “Et en dessous du ‘ça va’, qu’est-ce qu’il y a ?”
Elle se tait. Longtemps. Puis quelque chose se fissure, pas dans les mots mais dans le corps.
Les épaules qui tombent d’un coup.
Les larmes qui montent sans prévenir. “Je ne sais plus où j’en suis”, finit-elle par dire. “Je tiens, mais je ne sais même plus pourquoi je tiens.”
Ce qui a changé, ce jour-là, ce n’est pas sa situation.
C’est qu’elle a enfin pu poser, quelque part, ce qu’elle portait seule depuis des mois.
Pourquoi tenir à tout prix ?
On tient parce qu’on a peur de ce qui se passerait si on s’arrêtait.
Parce qu’autour, personne ne semble s’effondrer, alors pourquoi soi ?
Parce qu’on s’est habituée à mettre ses propres besoins tout en bas de la liste, après ceux de tout le monde.
Et à force de s’oublier pour que tout continue de fonctionner autour, on finit par ne plus très bien savoir ce qu’on ressent soi-même.
On avance, oui. Mais on avance loin de soi, jusqu’au jour où « craque ».
Maintenant, qu’est ce qui est possible ?
Un accompagnement en Gestalt ne cherche pas à réparer la façade, ni à trouver la faille plus vite.
Il offre simplement un espace où le “ça va” n’est pas obligatoire.
Un endroit où l’on peut enfin ressentir, comprendre sans gérer encore .
Petit à petit, la respiration redescend. Les mots viennent retrouver les sensations. Et ce qui semblait insurmontable à porter seule commence, doucement, à devenir partageable.
Vous aussi, vous avez besoin de ressentir du bien-être ?
Un premier échange, sans engagement, peut suffire à poser un peu de ce que vous portez. Vous pouvez réserver un appel découverte directement depuis le site.
* Le prénom a été changé et la situation adaptée pour préserver l’anonymat.
anne.gestalt.rouen

